dimanche 21 août 2016

(RE)TOUR AUX RACINES : DECOUVERTE DU BRESIL


Difficile de savoir par où commencer quand je me lance enfin dans l'écriture de quelques lignes pour vous parler de mon récent voyage au Brésil. Certains d'entre vous en ont sans doute déjà eu un aperçu sur Instagram et Snapchat (qui, on en parle, s'est fait tellement salement déplumé par le premier entre temps). 

Mais ce n'est que plusieurs semaines plus tard que j'arrive enfin à me poser, faire le tri dans mes photos, et préparer ce post, qui aura été un peu long je dois vous l'avouer. Mais bon, ça en valait la peine car j'ai été repiquée par la douceur de mon séjour en prenant le temps de regarder chacune des photos, revoir chaque paysage et être replongée dans chaque instant.

Ce voyage n'était pas juste un simple voyage touristique. Comme j'en ai récemment parlé (dans mon interview Paulette), mon père est Brésilien. D'où je viens, mon histoire, tout cela est assez compliqué, et donc je ne m'étalerai pas longuement sur le sujet. Mais ce voyage me tenait doublement à coeur qu'il constituait, en plus d'une magnifique chance (ce que constitue tout voyage finalement), aussi la découverte d'un pays qui cache une partie de mes racines. 

Et pas n'importe lequel, puisque ce pays, le Brésil, est pour le moins pas mal fantasmé des Européens. Samba, carnaval, plages paradisiaques, joie de vivre, métissage et filles dénudées, voilà ce qui me semble être plus ou moins la vision globale des étrangers vis à vis de ce pays riche en couleurs. Ça a toujours été une gêne pour moi (qui, malgré mes origines, n'a pas du tout été bercée dans la culture brésilienne) quand on me demande d'où je viens et que je répond sans beaucoup de conviction "Brésil de par mon père", de pouvoir lire dans les yeux de mon interlocuteur un petit air qui semble vouloir dire quelque chose du genre "ahhh elles sont chaudes les brésiliennes" looool. Les zinzins. Enfin tout ça pour dire que j'y allais donc dans cet état d'esprit complètement vierge, sans trop savoir à quoi m'attendre, avec la hâte de pouvoir m'en faire ma propre idée. Enfin connaître un peu mieux une partie de mon histoire, trop souvent réduite à un cliché.

C'est donc la concrétisation d'un projet de longue date puisque je n'avais encore jamais eu l'occasion d'y mettre un pied. L'immensité du pays est presque frustrante car il semble difficilement envisageable d'en faire le tour. Pour le coup, j'ai profité de mon congé maternité pour partir, et ayant voyagé seule avec deux enfants, je me suis limitée à une infime partie du Brésil, dans le sud, auprès de ma famille. Hébergée chez ma soeur, c'était donc à la fois un voyage tranquille, puisque nos journées étaient forcément rythmées par la présence des enfants, et à la fois intense puisque nous visitions chaque jour un nouvel endroit (pour moi). Et vivre chez des Brésiliens m'a permis de vivre un peu comme eux. Même si encore une fois, ce pays est si grand, ses paysages comme ses habitants si multiples, le brassage culturel si ancré que je suis presque persuadée qu'il y a mille "sous-cultures" et façons de vivre différentes selon les régions, qui a ses propres "habits", le niveau de vie également, bien sur.

J'y ai passé environ 2 semaines, dont une à Porto Alegre, la capitale de l'état Rio Grande do Sul et une à Torres, ville en bord de mer, dans le même état. Si j'en crois mon Lonely Planet, cet état qui constitue la partie extrême sud du Pays, qui touche l'Uruguay et l'Argentine, semble être la partie la moins touristique du Brésil. Evidemment je voulais initialement absolument aller à Rio, ayant l'impression en regardant la carte que ce n'était pas si loin. C'était sans penser que le Brésil compte une superficie presque égale à l'ensemble de l'Europe. Les proportions ne sont donc pas les mêmes! 

J'y suis également allée durant une période plutôt creuse vu l'hiver là-bas (qui dans le sud du pays n'est pas inexistant contrairement à la pensée commune des français "attends mais ça va un hiver au Brésil ça équivaut à notre été quoi"). Non il a fait vraiment frais, mais heureusement nous avons eu le soleil presque la totalité du séjour.

Bref, je ne sais pas trop comment résumer mes impressions, d'autant que j'ai peu voyagé et j'ai donc peu de points de comparaison. Mais une des premières choses qui m'a marquée, si je dois essayer d'y penser spontanément là, c'est vraiment la végétation. J'en ai déjà parlé sur mon Instagram, mais elle est si différente de ce que nous connaissons dans les pays du Nord que je ne cessais d'être émerveillée à chaque coin de rue. Voir que même leurs mauvaises herbes, celles qui s'infiltrent partout, tenaces et envahissantes, étaient des plantes que nous faisions pousser dans nos intérieurs. De sublimes plantes grasses poussent partout aux pieds des arbres sur les trottoirs. Des palmiers rivalisant avec les grattes ciels. Des parcs ressemblant à des jungles. Bref j'ai adoré prendre des photos du Jardim Botanico ou encore du Parque da Redencao dans la ville de Porto Alegre.

A Torres, les paysages étaient bien différents. Des plages sauvages,  quasi désertes, sans un touriste. A la fin du séjour nous sommes également allés voir les canyons de Praia Grande, Santa Catarina. Après la ville, la mer, puis la montagne. Qui même elle est si différente de celle que nous connaissons, avec ses magnifiques pins qui ressemblent plus à des palmiers qu'à des sapins. Bref, j'en suis donc revenue ressourcée. 

Je peux également évoquer la sympathie et la chaleur humaine naturelle des brésiliens, qui n'est pas juste un mythe... Les maisons de toutes les couleurs, un côté système D dans lequel chacun peut par exemple peindre sa maison de la teinte qu'il lui sied. J'ai particulièrement apprécié cet aspect, puisque nos sociétés très conformistes laissent finalement peu de place à la créativité. J'ai par exemple adoré les pneus colorés entassés en bord de route pour servir de pots de fleurs (voir ici). A Paris, tous les immeubles sont les mêmes, de la même couleur, il y a peu de marge de manoeuvre possible pour exprimer son individualité . Alors que nous vivons paradoxalement dans une société où l'individualisme est très présent, nous sommes pourtant conditionnés à faire tous pareil. Enfin bref, c'était la petite analyse sociologique du jour :D 
Je suis en tous cas fin prête à renouveler l'expérience, pour en découvrir de nouveaux aspects, dans d'autres conditions.

Il m'a été difficile de trier mes photos mais elles se présentent plus ou moins dans l'ordre que j'ai décrit. Assez parlé, je crois, je vous laisse découvrir cela en image.






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